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HOMMAGE : LA GRANDE CHANTEUSE MIRIAM MAKEBA EST DECEDEE….

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L'un des symboles de la lutte contre l'apartheid, Miriam Makeba, est morte le soir du 9 novembre 2008 à l’âge de 76 ans, d'une crise cardiaque, près de Naples, en Italie. La chanteuse sud-africaine, connue également sous le nom de Mama Africa, venait de participer à un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano, menacé par la mafia. Elle s'est effondrée en coulisses, juste après avoir chanté. Mais la grande dame fut aussi une combattante de tous les instants, se servant de sa notoriété pour défendre ses convictions sur la planète entière (voir ci-dessous son autobiographie). <o:p></o:p>

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<o:p>Miriam Makeba Miriam Makeba </o:p>

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La célèbre chanteuse Miriam Makeba, 76 ans, surnommée « Mama Africa », vient de décéder d'une crise cardiaque en sortant de scène, lors d'un concert donné dans la localité de Castel Volturno, en Italie, à 35 km au nord de Naples. <o:p></o:p>

Elle venait de participer à un concert de soutien à l'écrivain italien Roberto Saviano, menacé de mort par la Camorra.<o:p></o:p>

« Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu'un a demandé au micro s'il y avait un médecin dans l'assistance. Miriam Makeba s’était évanouie et gisait sur le sol ».<o:p></o:p>

Elle était née en 1932 à Johannesburg, et de son vrai nom s'appelait Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama Yiketheli Nxgowa Bantana Balomzi Xa Ufun Ubajabulisa Ubaphekeli Mbiza Yotshwala Sithi Xa Saku Qgiba Ukutja Sithathe Izitsha Sizi Khabe Singama Lawu Singama Qgwashu Singama Nqamla Nqgith, selon la tradition sud-africaine qui reprend tous les prénoms de ses ancêtres.<o:p></o:p>

Miriam Makeba avait un double statut : première chanteuse africaine à avoir obtenu un succès international, applaudie sur les scènes du monde entier pendant près de quatre décennies, l’auteur de « Pata Pata » était aussi le symbole de la lutte contre l’apartheid. « Ma vie, ma carrière, chaque titre que je chante et chaque concert sont liés au destin de mon peuple », expliquait-elle dans son autobiographie, Makeba My Story, publiée en 1988. <o:p></o:p>

Sa notoriété internationale, elle la doit notamment au tube Pata Pata, repris en France par Sylvie Vartan sous le titre « Tape Tape ». Elle passera 31 ans en exil à cause de l'apartheid qui a longuement sévi dans son pays, et sera naturalisée guinéenne au début des années 60. Elle obtiendra également la nationalité française en 1990, après avoir été faite Commandeur des Arts et des Lettres. <o:p></o:p>

Avec le temps, elle était devenue « Mama Africa ». Assumant pleinement ce rôle, elle fut distinguée de nombreuses fois pour son engagement constant : le prix Dag Hammarskjöld, le grand prix du Conseil international de l’Unesco… En 2002, elle avait reçu les insignes de commandeur de la Légion d’honneur des mains du président français Jacques Chirac. <o:p></o:p>


Cette même année, Nelson Mandela, alors récemment libéré, la persuadera de revenir en Afrique du sud.<o:p></o:p>

En 1992, on la retrouvera dans le rôle d'Angelina, au générique du film Sarafina ! Qui raconte les émeutes de Soweto en 1976.<o:p></o:p>

Elle fut la représentante de La Guinée aux Nations-Unies et prit une part importante dans la lutte de la cause africaine sur le plan politique mondiale. C'est une des grandes voix de la chanson internationale qui vient de s'éteindre. <o:p></o:p>

A 73 ans, Miriam Makeba avait annoncé son intention de se retirer de la scène, mais elle tenait d’abord à saluer son public dans tous les pays où elle s’était produite. Lancée en septembre 2005, sa longue tournée d’adieux dura quatorze mois. Un véritable périple, à l’image de son existence. <o:p></o:p>

Paix  à  son  âme !

 

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Auteur :  Denis  De  Mongolfier<o:p></o:p>

Publié  le :  10  novembre  2008<o:p></o:p>

Rubrique :  Afrique-Hommage<o:p></o:p>

Source :   http://africdossier.oldiblog.com

 

 

Miriam  Makeba  dans  « Pata Pata »

 

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Autobiographie avec  RFI:

Début à Soweto<o:p></o:p>

Née à Soweto le 4 mars 1932, elle commence véritablement à chanter à 22 ans au sein des Manhattan Brothers, un ensemble vocal très populaire. L’époque est au township jazz, mariage du swing et des mélodies traditionnelles. Avec le quartet féminin des Skylarks, avec la revue African Jazz & Variety, la jeune femme multiplie les expériences. <o:p></o:p>

Sollicitée par le réalisateur américain Lionel Rogosin pour interpréter deux de ses chansons dans Come Back Africa (coécrit par le romancier essayiste Lewis Nkosi), elle parvient à se rendre en 1959 au festival de Venise où le documentaire est projeté, sans se douter des répercussions de sa participation à ce long-métrage qui fait découvrir les conditions de vie des Noirs en Afrique du Sud. <o:p></o:p>

Quelques mois plus tard, alors que la chanteuse enchaîne les contrats aux Etats-Unis, son ambassade lui confisque son passeport, l’empêchant de retourner dans son pays assister à l’enterrement de sa mère. L’avertissement est clair mais Miriam Makeba ne veut plus se taire. En 1963, devant le Comité Spécial pour la décolonisation des Nations Unies, elle exhorte la communauté internationale à agir contre l’apartheid et « ses dirigeants fous » parle d’un Etat transformé « en vaste prison ». En représailles, Pretoria la déchoit de sa nationalité, interdit la vente à la diffusion de sa musique. <o:p></o:p>

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Exil<o:p></o:p>

L’exil donne à l’artiste une autre dimension, d’autant plus que sa carrière outre-Atlantique est bien lancée. Au premier album éponyme commercialisé en 1960 par la major RCA avec le soutien des musiciens d’Harry Belafonte, qui l’a prise sous sa protection, succède The Many Voices of Miriam Makeba. On lui demande de venir chanter à l’anniversaire du président Kennedy. <o:p></o:p>

Puis vient The World of Miriam Makeba, produit par Hugo Peretti et Luigi Creatore, qui avaient adapté le classique sud-africain Mbube pour en faire le hit The Lion Sleeps Tonight interprété par les Tokens. C’est dans ce créneau qu’on cherche à inscrire son répertoire qu’elle chante en zoulou, en xhosa, en anglais, en espagnol, en portugais… La recette fonctionne. <o:p></o:p>

Sorti en 1965, An Evening With Belafonte/Makeba est récompensé par un Grammy Award dans la catégorie folk traditionnel. L’année suivante, Pata Pata devient un tube, à tel point qu’il occultera souvent le reste de son répertoire. La chanson sera reprise des centaines de fois, de Tito Puente à Manu Dibango, en passant par Sylvie Vartan (Tape tape, 1967). <o:p></o:p>

Sa notoriété lui vaut d’être souvent l’hôte de nombreux chef d’Etats africains avec lesquels elle entretient des relations d’amitiés – ce qui lui sera parfois reproché, de jouer lors de l’inauguration de l’Organisation de l’unité africaine à Addis-Abeba, lors des fêtes des indépendances. Invitée par le président Sékou Touré à venir vivre en Guinée, elle accepte sa proposition en 1969, fuyant les Etats-Unis où sa situation avait tout à coup changé. <o:p></o:p>

Après avoir divorcé du saxophoniste sud-africain Hugh Masekela, elle a épousé Stokely Carmichael, activiste des Black Panthers. Le couple est surveillé par le FBI, les galas de Miriam Makeba sont étrangement annulés. Si elle continue à se produire souvent à travers le monde, comme à Kinshasa lors du mythique combat de boxe entre Mohammed Ali et George Foreman, son retour sur le sol africain marque le début d’une période moins prolifique sur le plan artistique. <o:p></o:p>

Pour Sylliphone, le label national guinéen, elle enregistre une trentaine chansons et sort deux albums : en 1971, L’Appel à l’Afrique, en public au Palais du peuple de Conakry, puis en 1975 Miriam & Bongi, en duo avec sa fille, dans lequel elle reprend Jeux interdits et L’Enfant et La Gazelle, chanté auparavant par Nana Mouskouri. Avec la tournée Graceland de Paul Simon, elle réapparaît au premier plan à la fin des années 80 et retourne en studio pour Sangoma, un disque de musique traditionnelle xhosa. <o:p></o:p>

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Retour au pays<o:p></o:p>

Dans son pays, la victoire contre l’apartheid est proche. Quatre mois après la libération de Nelson Mandela, le leader de l’ANC, la chanteuse foule enfin sa terre natale, au terme d’un exil qui a duré plus de 30 ans. Honorée par ses compatriotes qui ne l’ont pas oubliée et devant lesquels elle peut enfin se produire en 1991, elle entend profiter de son retour, de sa famille, mais tient à défendre de son mieux cette nouvelle Afrique du Sud qu’elle a si longtemps espérée. L’année suivante, elle joue aux côtés de Whoopi Goldberg dans Sarafina, un film basé sur les événements de Soweto qui se sont déroulés en 1976, lorsque les manifestations de la jeunesse noire furent violemment réprimées. <o:p></o:p>

Régulièrement, elle revient dans l’actualité musicale. Pour les concerts suivant Homeland, son dernier album en date publié en 2000 sur lequel figurent deux compositions de Lokua Kanza, elle est accompagnée par un orchestre qu’elle appelle sa « petite OUA », avec des musiciens camerounais, malgache, mozambicain, sénégalais… Panafricaine dans l’âme, pionnière de la world music, Miriam Makeba est restée jusqu’à la fin de sa vie une artiste militante, ambassadrice de tout un continent.

 

 

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