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RD CONGO : LE SOMMET DE NAIROBIE EXIGE UN CESSEZ LE FEU IMMEDIAT.

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Le  sommet  de  Nairobie  pour  tenter  de  trouver  une  solution  dans la  région  des  grands  lacs,  tombe  à  pic.  En effet,  la situation demeure toujours préoccupante dans l’Est de la RDC, où se poursuivent les combats. Selon la Mission de l’Onu en RDC (Monuc), les derniers affrontements se sont déroulés  dans la ville de Nyanzale, une localité de la province du Nord-Kivu. La rébellion de Laurent Nkunda a renforcé son contrôle de la ville avoisinante de Kiwanja, le jeudi 06 novembre 2008, en repoussant les attaques des milices Maï-Maï  pro-gouvernementales,  et, des civils ont été délibérément tués. vendredi 07 novembre 2008, l’armée congolaise  appuyée  par  des  militaires  de  l’armée  angolaise vient d’attaquer les positions du CNDP,  violant ainsi le cessez-le-feu unilatéral décrété par  NKunda, cette attaque des FARDC survient,  24 heures après celle des milices  maï-maï  contre les positions du CNDP à Rutshuru.  C’est  dans  ce  contexte  que  le  sommet  international  dans  l’Est  de  la  RDC,  a  exigé  « un  cessez  le  feu  immédiat »  des groupes armées  dans  le  Kivu  et  l’ouverture  d’un  corridor  humanitaire  face  à  une  crise  qui  menace  l’Afrique  des  Grands  Lacs  d’une  nouvelle  tragédie  humaine.  Envoyez  pour  vous,  par  Appolinaire  Noël  KOULAMA  l’information  ci-dessous :<o:p></o:p>

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<o:p>Déjà en 2004, le Rwandais Paul Kagamé (G) et son homologue de la RDC, Joseph Kabila (D), pour tenter de résoudre la crise des Grands Lacs. ( Photo : Reuters ) </o:p>

<o:p>Le Rwandais Paul Kagamé (G) et son homologue de la RDC, Joseph Kabila (D), en 2004, pour tenter de résoudre la crise des Grands Lacs</o:p>

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Dans sa déclaration finale, le sommet - auquel participaient les présidents de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame - a appelé tous les « groupes armés et milices » à respecter un  « cessez-le-feu immédiat »  et  « décidé  la mise en place d'un corridor humanitaire (...) pour permettre d'apporter une réponse (...) à la tragédie humanitaire ».

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Le sommet a par ailleurs exigé la mise en oeuvre « immédiate » des accords existants sur le désarmement des groupes armés.

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Le respect des conclusions de la réunion dépendaient cependant du bon vouloir des groupes armés du Kivu, absents du sommet de Nairobi. Et la rébellion de Laurent Nkunda, principale menace pour la sécurité de la zone, a confirmé sa position des derniers jours en jugeant que la réunion avait été « un autre sommet pour rien ».

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« Ce sommet prend des mesures avec retard », a ainsi ironisé le porte-parole des rebelles Bertrand Bisimwa,  qui ajoute : « Nous avons déjà décrété un cessez-le-feu (unilatéral le 29 octobre 2008) et on a déjà décidé la création de couloirs humanitaires (le 30 octobre 2008). J'espère que ce message était destiné au gouvernement », a-t-il encore dit.

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Laurent  NKunda  s’est exprimé depuis le nord-Kivu  « ce sommet de Nairobi est nul, tant que joseph Kabila refusera toujours de négocier la paix avec nous ».

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Le conflit dans le Nord-Kivu menace désormais l'Afrique des Grands Lacs d'un nouveau désastre humanitaire, a averti lors des débats le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, soulignant  « qu'il  ne (pouvait) y avoir de solution militaire »  malgré les combats en cours.

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La crise « pourrait s'étendre à la sous-région » des Grands Lacs africains, a déclaré M. Ban, ajoutant: « la communauté internationale ne peut autoriser cela ».

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M. Ban a également pris la défense de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), accusée vendredi par Kinshasa d'inaction lors de « tueries » perpétrées selon le président Joseph Kabila dans le Nord-Kivu (est) par les rebelles.

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Il a estimé « que la capacité de la Monuc (était) arrivée à sa limite, malgré les efforts actuels de reconfigurer ses forces qui sont engagées face à des groupes armés dans tout l'est de la RDC ».

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Le sommet lui a demandé  « de renforcer le mandat »  de la Monuc et  « de fournir des ressources appropriées ».

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« C'est uniquement au niveau politique, ici, dans votre région, que des solutions durables peuvent être trouvées », a lancé Ban Ki-moon aux chefs d'Etat africains.

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MM. Kabila et Kagame n'ont pas eu d'entretien en tête à tête à Nairobi, ont indiqué des participants.<o:p></o:p>

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DES  CRIMES  DE  GUERRES  COMMIS  A  KIWANJA :<o:p></o:p>

 

Par ailleurs, une équipe de la force onusienne s'est rendue à Kiwanja (80 km au nord de la capitale du Nord-Kivu, Goma) pour « vérifier les informations sur les massacres », selon l'ONU.

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Jeudi, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait affirmé que les rebelles congolais et des miliciens pro-gouvernementaux avaient « délibérément »  tué des civils à Kiwanja, faisant état d'au moins 20 morts et évoquant des « crimes de guerre ».

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Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, fait état de « massacres sélectifs » d’une centaine de jeunes gens à Kiwanja, par le Conseil national de défense du peuple (CNDP) du général déchu Laurent Nkunda. Ces jeunes gens sont accusés de complicité avec les miliciens Mai - Mai pro-gouvernementaux qui avaient occupée cette localité, a expliqué M. Paluku. « Les Mai-Mai sont allés attaquer le CNDP le mardi mais, curieusement, dans sa représaille, le CNDP s’est plutôt attaqué aux populations civiles », a dit le gouverneur du Nord-Kivu.

 

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Le CNPD a démenti avoir massacré des jeunes à Kiwanja. « Les Maï-Maï, les PARECO et les FARDC ont investi la localité de Kiwanja, ils se sont cachés dans les habitations de la population, où ils ont commencé à commettre des massacres; ils ont également commis des viols »,  a déclaré, de son côté, le porte-parole des rebelles de Nkunda, Bertrand Bizimwa.

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Un entretien avec le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku - Ecoutez (MP3) audio clip

Un entretien avec Betrand Bizimwa, porte-parole du CNDP - Sauvegardez (MP3) audio clip audio clip<o:p></o:p>

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UN  CESSEZ-LE-FEU  VIRTUEL  MALGRE  LES  APPELS  AU  CALME :<o:p></o:p>

 

Sur le terrain, de nouveaux combats à l'arme lourde ont éclaté vendredi entre l'armée et les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda à Kibati, à 15 km au nord de Goma, selon le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

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Des discussions étaient en cours entre la Monuc et l'armée pour faire cesser ces affrontements, a-t-il précisé.

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Ces combats ont provoqué la fuite d'un camp de déplacés de milliers de civils terrorisés, a constaté un journaliste de l'AFP.

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L'armée  congolaise  appuyée  par  des  éléments  angolais,  a également repris Nyanzale, à 80 km au nord-ouest de Goma, dont s'étaient emparés jeudi 06 novembre 2008 les rebelles.

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« La récente offensive du CNDP a radicalement aggravé la situation, elle conduit à de sévères conséquences humanitaires et a précipité une fois de plus l'est de la RDC dans une phase de  crise », a déploré M. Ban.  « Nous devons laisser le cycle de violence derrière nous ».

« La décennie passée, plus de cinq millions de Congolais ont perdu la vie à cause de la guerre, de la faim, de maladies et des déplacements de populations. Cela a été une des pires tragédies humaines de notre époque », a-t-il rappelé solennellement.<o:p></o:p>

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Les rebelles du CNDP ont repris les combats le 5 novembre à Kiwanja.(Photo : Reuters) 

Les rebelles du CNDP étendent leurs contrôle dans le nord-Kivu le 05 novembre 2008 à Kiwanja.<o:p></o:p>

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CONCLUSION :

La communauté internationale voulait à tout prix organiser le plus vite possible ce sommet, mais son impréparation risque de réduire sa portée et ses effets. <o:p></o:p>

D'abord parce que les positions des deux chefs d'Etat rwandais et congolais semblent peu compatibles. Pour Paul Kagamé, la crise à l'est du Congo est une crise intérieure congolaise : en clair, c'est au gouvernement de la RDC de résoudre ce problème. Kinshasa pense le contraire, et demande même à Kigali d'user de son influence sur le chef rebelle Laurent Nkunda. <o:p></o:p>

Jusqu'à présent, Joseph Kabila a refusé la demande de négociation directe réclamée par la rébellion du CNDP. Alors changera-t-il d'avis à l'occasion de cette réunion ?  Dans le cas contraire, le sommet de Nairobi pourrait ne servir qu'à réaffirmer les engagements de celui tenu en novembre 2007. <o:p></o:p>

Pour certains observateurs, il y a peu de chance que Nairobi II débouche sur des actions concrètes, le sommet permettra au moins le face à face des présidents Kagamé et Kabila. La communauté internationale espère que cela contribuera à décrisper leurs relations, devenues exécrables.   <o:p></o:p>

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Résumé  par :  Appolinaire  Noël  KOULAMA<o:p></o:p>

Publié   le :  07  novembre  2008<o:p></o:p>

Rubrique :  News  RDC.<o:p></o:p>

Source :  http://africdossier.oldiblog.com

 

 

 

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