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L'opinion cabindaise ainsi que celle des observateurs avertis semblait divisée entre ceux qui croyaient à un changement de comportement politique du MPLA après sa victoire électorale et ceux qui n'y croyaient pas. L'actuelle situation inquiétante au Cabinda laisse les optimistes déçus et les pessimistes avec raison. Tous ceux qui ont pronostiqué pour une posture modérée du MPLA au Cabinda avant les prochaines présidentielles se sont lamentablement trompés.<o:p></o:p>
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SITUATION SOCIOPOLITIQUE A L’INTERIEUR DU CABINDA :<o:p></o:p>
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Antonio Bento Bembe, choisi et imposé par le gouvernement angolais comme interlocuteur cabindais pour la signature du Mémorandum d'Entente boycotté et rejeté par le peuple cabindais et le FLEC qui ne s'y identifient pas, ainsi que se compagnons d'aventure ont été reconduits à leurs postes dans le nouveau gouvernement issu des dernière législatives. Par ce geste le MPLA confirme qu'il n'est pas disposé à ouvrir un espace au dialogue inclusive, ouvert et transparent avec les vrais représentants du peuple cabindais pour une solution définitive au conflit qui perdure dans ce territoire.
L'inquiétude augmente au sein de la population cabindaise qui se sent en insécurité face à l'actuel comportement de la sécurité angolaise (SINFO) qui manipule en maître les structures du « gouvernement » de la province et intensifie l'appauvrissement du peuple cabindais jusqu'à l'asphyxier. Plusieurs données le confirment sur le terrain :<o:p></o:p>
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1) Refus catégorique de construire un port en eau profonde. Pas d'aéroport international, non plus. Le sort des cabindais est placé aux mains des immigrants étrangers à qui le gouvernement a donné tout le commerce informel, pendant que des petites et moyennes entreprises ou autres initiatives des autochtones sont écrasées par des impitoyables barrières administratives et d'autres taxes astronomiques pour marchandises ou véhicule en transit.<o:p></o:p>
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En ce moment précis, il y a au port de Pointe Noire plus de deux mille containers pour la ville de Cabinda dont la majorité des propriétaires n'ont ni moyens ni possibilité de dédouanement. Même les sociétés appartenant aux Cabindais qui essaient d'émerger sont confinées et asphyxiées. Parmi le nombre figurent EMCICA, la plus grande société locale de construction, qui ne peut trouver du marché sans se faire pistonnée à Luanda. L'ORAF a ses magasins vides. IMPEX a ses containers vides. SIMBILA, le plus grand mini marché, traverse le désert avec une vie de blocage, de complications et d'entorses. Le MPLA a peur que le Cabinda devienne riche au risque de soutenir la résistance cabindaise. Donc il faut à tout prix jouer à l'appauvrissement du Cabinda et des cabindais.
2) Cette politique vise les leaders d'opinion, surtout ceux qui ont encouragé le boycotte soit des élections soit de la candidature du MPLA. Les activistes des droits de l'homme, les prêtres qui se sont opposés à l'investiture de l'évêque angolais, avocats et d'autres cadres intellectuels cabindais sont parmi les cibles de ce règlement de compte et courent le risque de se voir évincés des Instituts Supérieurs et de l’Université « LUSIADIA » ou ils sont salariés.<o:p></o:p>
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3) Le 15.10.2008, à 9heures locales, en provenance du Cabinda ou il s'est rendu en visite de son père sérieusement malade, père Pedro de Assunção Sevo Agostinho, originaire du Cabinda, s'est vu confisqué son passeport par des agents de la GNFA (Police des Frontières) à l'aéroport de Luanda sans aucune raison officiellement justifiable quand il s'apprêtait à prendre son vol de retour pour Madrid ou il complète maintenant quatre ans d'études de sa carrière. Devant un soit disant jeu de ping-pong se renvoyant la balle sur les vraies rasions de ce blocage, ni les autorités à Luanda, ni celles du Cabinda ni Dom Filomeno Vieira Dias, l'évêque angolais du Cabinda, n'ont pu justifier l'arrestation de Padre Sevo actuellement désespéré, inquiet et malade de voir sa carrière compromise.
D'après le témoignage au sein de la population au Cabinda en réalité le prêtre malheureux est accusé d'avoir célébré une session liturgique parlée lors des funérailles de son oncle Domingos Antonio avec le soutient de la communauté « Fraternité de Lubundunu» née des dissensions survenues lors de l'imposition par Luanda de l'évêque Fiilomeno Viera Dias à la tète de l'Eglise Catholique du Cabinda en dépit des vives protestations de l'ensemble de la communauté chrétienne locale. Ce conflit qui perdure au sein de cette église semble s’aggraver d’avantage.<o:p></o:p>
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4) De l'autre coté une insécurité menaçante possède sous plusieurs angles les villages paysans à l'intérieur profond Soumis à un régime purement militaire, l'activité agricole des paysans est sous surveillance ou interdite dans d'autres villages. Le comportement des troupes angolaises et leurs alliés est devenu de plus en plus barbare envers les paisibles populations sans défense. En évidence cette surveillance musclée vise empêcher tout contact avec les forces combattantes du FLEC. Ces paysans en réalité inoffensifs sont utilisés comme des boucliers humains et guides des patrouilles angolaises. Ils sont aussi forcés aux travaux d'exploitation d'or, du diamant et du bois dans les dangereuses zones de guerre. Les revenus sont destinés à l'encouragement des généraux et d'autres officiers de haut rang de l'armée angolaise et alliés résolument engagé dans la guerre au Cabinda.<o:p></o:p>
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INQUIETUDE ET INSECURITE GRANDISSANTE AUX CENTRES DES REFUGIES DANS LES DEUX PAYS VOISINS :<o:p></o:p>
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Toutes ces mesures sont accompagnées d'une rare violence à l'extérieur, plus précisément dans les voisins. En effet, une véritable chasse à l'homme est en cours orchestrée par l'armée angolaise (FAA) avec l'appui des pays voisins contre les réfugiés cabindais qui pour le moment se fusent à rapatrier à cause du conflit armée qui continu à faire des victimes au Cabinda. Quelques faits alarmants très récents sont à signaler :<o:p></o:p>
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1) La nuit du 25.09.2008, un commando des FAA mixé par des ex-éléments de l'ancien FLEC Rénové de Antonio Bento Bembe, a traversé en violation territoriale du Congo-Brazzaville, précisément au village frontalier de Nzassi, et assassiné le réfugié Manuel Maria Gomes sous le silence complice des autorités en place.<o:p></o:p>
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2) Le 09.10.2008, David Cumbo, 54 ans, a été exécuté par un commando des FAA à Nkata Kangu, territoire de Tshela; province du Bas Congo, en RDC Congo, suite à une attaque perpétrée en violation du territoire congolais contre des réfugiés malades en transit pour des soins médicaux.
3) Après cette dernière attaque sanglante, une chasse aux cabindais s'est déclenchée dans l'étendue de la RDC Congo, principalement dans la province du Bas Congo, par la Police politique en complicité avec les forces de sécurité angolaises, d'où l'on enregistre d'autres faits inhumains que nous exposons au jugement de l’opinion :<o:p></o:p>
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Le 10.10.2008, Armando Muabi, Paulino Bianga et João Dumbi qui se sont abrités auprès des autorités de la Collectivité de Lubolo lors de l'attaque angolaise à Nkato Kangu, ont été acheminés et remis aux agents de sécurité qui les ont transférés à Matadi, capitale provinciale.
Le 12.10.2008, João de Deus Muanda, 52 ans, a été arrêté à Tshela par des agents de sécurité et acheminé à Matadi.<o:p></o:p>
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Le 13.10.2008, César Déneri Dunge a eu le même sort. Celui-ci a été pris à Kimbadi Ngana, un village tout près de l'hôpital de Kuimba ou il se trouvait en convalescence médicale.
Du 14 au 15.10.2008, tous les détenus cabindais ont été regroupés à Matadi sous auspices de la sécurité 48 heures avant d'être rapatriés de force et remis sans pitié entre les mains de la sécurité angolaise pour être jetés aux fameux camp de concentration de Yabi.<o:p></o:p>
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Le 25.10.2008, à 14heures, Carlos Julieta Tomé, 50 ans, a été arrêté à l'hôpital de Kizu, à 7 kilomètres de la ville de Tshela, ou il se trouvait en soins intensifs et cela à l'étonnement des infirmiers présents qui n'y croyait pas absolument rien de ce genre de cruauté dont sont victimes les pauvres cabindais. Selon le témoignage local avant de repartir avec la victime prise au lit de l'hôpital les agents de l'ordre ont fouillé pour voir s'il n'y restait d'autres Cabindais. En route pour Matadi Carlos s'est vu ravir brutalement son appareil quand il se communiquait avec un proche de sa famille pour signaler sa situation. On ignore le sort réservé à ce denier détenu. Malheureusement ces arrestations manu militaire, comme à l'époque de l'esclavage, traduisent un comportement politique qui ne peut qu'empoisonner les perspectives de paix, du diadoque et de la solidarité entre les peuples.<o:p></o:p>
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En plus, les centres des réfugiés Cabindais dans les deux pays voisins sont régulièrement visités par des délégations mixtes composées par la CNR (Commission Nationale pour les Réfugiés) en partenariat avec la délégation régionale du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et la sécurité congolaise afin d'obliger les Cabindais réfugiés à rentrer chez eux sous prétexte qu'il a été célébré un Mémorandum d'Entente entre le Gouvernement angolais et Monsieur Bento Bembe. Cette propagande est accompagnée de la distribution des textes y référant.
La population réfugiée refuse catégoriquement d'être rapatriée de force, elle s'oppose aux méthodes employées par ces pays sous le silence coupable du HCR et s'affirme disposée à se défendre seul au cas, elle ou elle se trouvait dans l’obligation.<o:p></o:p>
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Une autre plainte constatée dans les camps de réfugiés et décriée comme flagrante injustice est la discrimination lors de la distribution du document d'indentification aux réfugiés. Comment-on distribuer un document d'identité seulement à ceux qui avaient été recensés par l'HCR à l'exception de ceux qui sont arrivés après ou à ceux qui arrivent fraîchement? Depuis de le début du commencement de la guerre au Cabinda, peut-on dire à combien de reprises les populations cabindaises se sont réfugiées dans les pays voisins? A cette question ni le HRC ni les Autorités des pays voisins ne donnent la réponse exacte. Par conséquent, les Cabindais ne se sentent plus chez eux. Ils sont traités comment des citoyens des deuxièmes catégories. Comment peut-on au début du siècle XXI traiter les enfants de Dieu comme des canards sauvages ?<o:p></o:p>
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Aux yeux de ce peuple martyrisé il y a honte que pareille situation ait été délaissée à la traîne jusqu'à être légitimée par la communauté internationale elle-même sensée d'être le garant et défenseur des droits de l'homme. Les Cabindais pressentent doré et déjà ce qui les attend dans les prochains 4 ans.<o:p></o:p>
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Fait à Cabinda, le 28 octobre 2008<o:p></o:p>
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Carlos Antonio Moisés.<o:p></o:p>
Secrataire d’Etat à l’Intérieur.<o:p></o:p>
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Alexandre Taty Builo<o:p></o:p>
Vice-président du FLEC.<o:p></o:p>
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Source : www.cabinda.skyblog.com<o:p></o:p>
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