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Les dirigeants mauritaniens, arrivés au pouvoir après un putsch, venaient à Paris pour obtenir l'indulgence de la communauté européenne. Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a douché leur espoir.<o:p></o:p>
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LE VAIN PLADOYER DES PUTSCHISTES : <o:p></o:p>
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Ca coince. Les « consultations » engagées ce lundi au siège parisien de la Banque mondiale, entre l'Union européenne (UE) et la junte parvenue au pouvoir le 6 août dernier au prix d'un putsch, ont parfois frôlé le dialogue de sourds. Quant au communiqué diffusé dans l'après-midi par Paris, il ressemble à s'y méprendre à un ultimatum. Conduite par trois ténors du pseudo-gouvernement du général Mohamed Ould Abdel Aziz, -le « premier ministre » Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et les titulaires autoproclamés des Affaires étrangères et de la Justice-, la délégation venue de Nouakchott espérait à l'évidence, sinon un quitus, du moins une indulgence plénière. Illusion d'optique entretenue par la tonalité conciliante de l'entretien accordé le 17 octobre à RFI par Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie. C’est Raté. <o:p></o:p>
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Flanqué de Louis Michel, commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Alain Joyandet a, au nom de la présidence française de l'Union, douché leurs attentes. Il les a d'ailleurs informé de son intention d'aller s'entretenir dès samedi prochain avec le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu en mars 2007 et placé en résidence surveillée depuis le coup d'Etat. « Les Mauritaniens ont été surpris par sa véhémence », confie un témoin. Pour l'heure, les putschistes se bornent à promettre la tenue « d'Etats généraux de la démocratie ». Scénario inacceptable pour l'UE, qui exige la libération immédiate et inconditionnelle du président déposé et la restauration de « l'ordre constitutionnel ». A ce stade, l'Europe des Vingt-sept en joint la junte de lui soumettre dans un délai d'un mois de nouvelles propositions. A défaut de quoi, des « mesures appropriées » -en clair, des sanctions- seront suggérées à Bruxelles. Dans l'intervalle, seules sont maintenues « les actions à caractère humanitaire bénéficiant directement à la population » et la mise en oeuvre et les paiements relatifs aux contrats en cours d'exécution.<o:p></o:p>
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Cet apparemment raidissement n'est pas dénué d'ambiguïtés quant aux contours de « l'après-putsch ». Plus souple que la cellule diplomatique de l'Elysée, suspectée de « formalisme », la Coopération se contenterait d'un retour fugace et symbolique d'Abdallahi à la présidence. « Pas question qu'il termine son mandat, insiste-t-on dans l'entourage d'Alain Joyandet. Il n'est plus crédible auprès de la population. Nos amis mauritaniens nous certifient qu'en cas d'élections demain matin, il ferait au mieux 2%. Bref, le retour au statu quo ante est exclu." Reste à prouver que le chef d'Etat détrôné se prêtera à une telle sortie de scène. On semble considérer rue Monsieur qu'il n'aura pas vraiment le choix.<o:p></o:p>
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Comment dit-on « méthode Coué » en arabe? Si Paris théâtralise sa fermeté, les émissaires de la junte persistent à nier l'évidence. "Les négociations, martèle Laghdaf, se sont bien déroulées, et ont été pour nous l'occasion d'éclairer nos partenaires". La lumière, jurerait-on, n'a rien d'aveuglant. A les en croire, les généraux qui orchestrèrent le coup de force ont sauvé la Constitution, procédant à une simple "rectification".<o:p></o:p>
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LA RECTIFICATION :<o:p></o:p>
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C'est le concept invoqué par le Burkinabé Blaise Compaoré lorsqu'il supplanta Thomas Sankara, assassiné en 1987 sous ses yeux, voire sur son ordre. Ironie de l'Histoire: Alain Joyandet pourrait faire escale le 25 octobre 2008 à Nouakchott, au retour d'une virée au Burkina. C'est qu'il a promis d'enfourcher là-bas son vélo à la faveur du départ du « Tour du Faso », épreuve fameuse en Afrique de l'Ouest. Mais il faudra au fidèle de Nicolas Sarkozy, autre adepte de la petite reine, un autre destrier pour jouer les chevaliers blancs lors de l'étape de Nouakchott... <o:p></o:p>
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Auteur : Vincent Hugueux<o:p></o:p>
Publié le : 20 octobre 2008<o:p></o:p>
Rubrique : France-Afrique<o:p></o:p>
Source : Lepoint.fr <o:p></o:p>
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Note de la rédaction :<o:p></o:p>
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Alain Johandet est l’autre adepte de la petite reine aux côtés de Nicolas Sarkozy, il est l’ami du président gabonais Omar Bongo, de plus, il est celui qui s’oppose à l’enterrement de la Françafrique et son rôle complice aux côté du dictateur Bongo, a été déterminant, pour convaincre Sarkozy de virer Jean Marie Bockel pour le secrétariat d’état à la défense et aux anciens combattants. Depuis les ardeurs de son ami Bongo se sont calmés, et la Françafrique continue ses beaux jours, sans son enterrement qui était prévu par le candidat Nicolas Sarkozy.<o:p></o:p>
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Comment comprendre l’attitude de Alain johandet, en refusant d’accorder une éventuelle reconnaissance et légitimité aux putschistes mauritaniens ? et pourtant, le texte est clair, après sa visite au Burkina Faso, lors du tour, il se rendra à Nouakchott, en Mauritanie rencontrer les putschistes.
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