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LA MALEDICTION PERSISTANTE DU PETROLE EN AFRIQUE (CHAPITRE I).

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<o:p>« Les  Effets  Pervers  de  l'Or  Noir »</o:p>  en  Afrique,  ne  peut  être  exclut  des  choix  politiques  et  économiques  des  Présidents  prédateurs  de  l’or noir  et  de  sa  manne,  au  détriment  des  peuples  et  des  tribus.  Résultat : Pauvreté  et  troubles  sociopolitiques  envahissent  les  sociétés  productrices  du  pétrole.  Ainsi,  dans  l’espace  économique  africain,  des  problèmes complexes  entiers demeurent,  encore,  non  résolus,    ces  Présidents  prédateurs  utilisent  la  force,  que  le  débat  qui  tient  compte  des  revendications  concrètes,  pour  lutter  contre  la  pauvreté  et  les  conflits  sociaux  à  caractère  politique.  Résultat,  une  catastrophe  s’installe  dans  la  durée.  Appolinaire  Noël  KOULAMA,  votre  animateur  de  ce  forum,  a  sélectionné  pour  vous  deux  articles ( joints  ci-dessous),  et  deux  pays  (le  Congo-Brazzaville  et  le  Nigeria),  deux  réalités  tout à fait  différentes,  mais  qui  aboutissent,  toutes  les  deux  dans  le  fond,  à  l’appauvrissement  des  économies,  comme  si  l’or  noir  est  une  malédiction.<o:p></o:p>

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Bonne  lecture  à  tous !<o:p></o:p>

Appolinaire  Noël  KOULAMA

Groupe  Africdossier

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PETROLE  AU  CONGO-BRAZZAVILLE :  QUELS  CONTRASTES  SOCIAUX  ET  ECONOMIQUES ?<o:p></o:p>

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Syndicats et associations de défense des droits des consommateurs dénoncent le renchérissement des prix des produits pétroliers, ainsi que des pénuries récurrentes de carburant malgré une production nationale couvrant largement les besoins du pays. <o:p></o:p>

Les Congolais ont connu des moments difficiles ces derniers temps du fait conjugué de la hausse des prix et de la pénurie de carburant entraînant une forte inflation à travers le pays. Le litre d’essence super à la pompe est passé de 500 francs CFA à 1000 francs CFA, puis à 1500 francs CFA... <o:p></o:p>

Une situation plutôt difficile à comprendre pour les Congolais, d’autant que leur pays figure parmi les huit grands producteurs de pétrole du continent, selon l’Association des pays producteurs de pétrole d’Afrique (APPA). La production pétrolière du Congo, selon une estimation prévisionnelle fiable, devrait atteindre 93 millions de barils d’ici la fin de l’année 2008, contre un peu plus de 80 millions de barils par an ces dernières années.<o:p></o:p>

« Malgré la hausse vertigineuse du baril qui avait atteint le taux record de 140 dollars sur le marché international, les Congolais n’ont rien tiré de cette hausse. »<o:p></o:p>

Les syndicats et les associations de défense des droits des consommateurs attribuent principalement deux causes à la hausse des prix et à la pénurie des produits pétroliers : la première raison serait liée à une mauvaise politique de redistribution de la production nationale, puisque la plus importante quantité, soit plus des 2/3 de la production, est exportée.

 

La seconde raison serait liée à une politique fiscale lourde, puisque l’on comptabiliserait pratiquement une dizaine de taxes sur les produits pétroliers. Conséquence de cette lourde taxation, le marché noir s’est fortement développé, en l’occurrence, dans la ville de Pointe-Noire, la métropole économique qui concentre les principaux champs pétrolifères du pays, ainsi qu’à Brazzaville, la capitale qui représente la moitié des besoins nationaux en produits hydrocarbures. <o:p></o:p>

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EXIGENCE  DE  LA  BONNE  GOUVERNANCE.<o:p></o:p>

Ces dernières semaines, les stations-service ont été sevrées de carburant, faisant ressortir du « maquis » les revendeurs de produits pétroliers à la criée, les « Kadhafi », qui se sont livrés à la spéculation. De quoi amplifier le courroux des Congolais, d’autant que le gouvernement ne donne aucune explication pour justifier cette hausse. Face à ce que les organisations de la société civile qualifient « d’inacceptable », la coalition « Publiez ce que vous payez » est montée au créneau pour dénoncer la mauvaise gestion de la manne pétrolière, soulignant que « malgré la hausse vertigineuse du baril qui avait atteint le taux record de 140 dollars sur le marché international, les Congolais n’ont rien tiré de cette hausse ». La société civile, qui veut savoir « où vont les surplus occasionnés par la flambée des prix du baril de pétrole », milite d’ailleurs pour qu’un audit soit réalisé sur l’épargne budgétaire dans le compte ouvert depuis quelques années à la Banque centrale, et où il n’y aurait que 139 millions d’euros. <o:p></o:p>

Malgré ce contraste, le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso parle plutôt de « perspectives encourageantes » pour l’économie congolaise, dont le pétrole représente, de loin, la principale recette, soit 2/3 des ressources du pays. Après une chute consécutive en 2006 et 2007, où la production s’était stabilisée autour de 80 millions de barils par an, le brut congolais, a confirmé le chef de l’Etat, devrait connaître près de 35% d’augmentation cette année, avec la mise en production, en mai dernier, d’un nouveau champ pétrolier à Moho Bilondo, dans le sud du pays, et dont l’exploitation est assurée par la société française Total & EP. Véritable mamelle nourricière, le Congo attend cette année grâce au pétrole un taux de croissance réel moyen de 9% du produit intérieur brut (PIB), contre 3,7% il y a dix ans.<o:p></o:p>

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Auteur :  Achille  MBog  PIBASSO,  Douala  au  Cameroun<o:p></o:p>

Publié  le :  19  octobre  2008<o:p></o:p>

Rubrique :  Afrique-économie<o:p></o:p>

Source :  Les  Afriques

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NIGERIA :  LA  CRISE  DE  DELTA  RENFORCE  LA  CRISE  SOCIALE  ET  ECONOMIQUE.<o:p></o:p>

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Tout le potentiel pétrolier du Nigeria n’approvisionne pas les marchés. La faute à une guérilla qui s’est enlisée dans le delta du fleuve Niger, mais qui paraît encore en mesure d’obtenir en partie justice pour les populations démunies de la région la plus riche du pays. <o:p></o:p>

La « guerre du pétrole » du MEND (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger), lancée le 14 septembre 2008, suite à des « attaques non provoquées », n’a duré qu’une semaine. Le 21 septembre, le mouvement de guérilla, qui revendique un meilleur partage des revenus pétroliers, a décrété un cessez-le-feu unilatéral, à la demande, dit-il, de chefs coutumiers et de responsables politiques du delta du Niger. Le MEND, qui fait un usage intensif d’Internet, a expliqué, dans un langage météorologique, qu’il « rétrogradait » la guerre du pétrole qui porte le nom de code « Ouragan Barbarossa » en état d’alerte dite « Vigilance tempête tropicale ». <o:p></o:p>

Le MEND, qui se fait le défenseur des Ijaw, une ethnie de 14 millions de personnes, pèse depuis son apparition en 2006 sur la production de pétrole du Nigeria, qui oscille entre 1,8 millions et 2 millions de baril-jour, alors qu’elle était, deux ans plus tôt, de 2,6 mbj. L’insécurité créée par la crise dans le Delta du Niger, avec des attaques, des enlèvements et des sabotages sur terre et en off-shore, ferait perdre, selon les estimations, un quart de la production quotidienne du pays. <o:p></o:p>

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LES  FRUITS  DE  LA  REPRESSION : <o:p></o:p>

D’une certaine manière, le Nigeria fait les frais de la répression dont a été victime, dans les années 90, le MOSOP (Mouvement pour la survie du peuple Ogoni) qui militait, par des moyens pacifiques, contre les pratiques prédatrices de la Shell et du gouvernement fédéral (destruction de l’environnement, absence de redistribution de la rente). L’exécution en 1995 du leader de ce mouvement, Ken Saro Wiwa, a favorisé l’émergence de groupes radicaux en lutte contre les compagnies pétrolières et le gouvernement fédéral. Le pourrissement de la situation a provoqué des actions destinées à attirer l’attention internationale sur la crise au Delta qui se mêlent à des pratiques lucratives d’enlèvement touchant aussi bien des Nigérians que des expatriés travaillant pour les entreprises pétrolières. <o:p></o:p>

Des spécialistes relèvent que le MEND, qui n’est pas le seul groupe armé du Delta, ne contrôle pas toutes les actions menées par ses troupes. Beaucoup de ses membres se livrent à du banditisme pur et simple, d’où la tendance du gouvernement fédéral à assimiler le MEND à un mouvement de brigandage criminel. <o:p></o:p>

A cela se greffe un trafic illégal, qui serait le fait d’hommes politiques influents et qui porterait sur quelque 80 000 barils-jour. La « guerre du pétrole », annoncée le 14 septembre, faisait craindre une extension du champ d’action du MEND, qui ciblait jusque-là la filiale locale de Shell, à d’autres compagnies étrangères comme l’italienne Agip ou l’américaine Chevron. Le cessez-le-feu unilatéral décrété par le MEND a fait baisser la tension. <o:p></o:p>

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UN  KIMBERLY  POUR  LE  PETROLE  VOLE ? <o:p></o:p>

Des analystes relient les dernières actions du MEND à un marchandage politique avec le gouvernement d’Abuja, qui a décidé de la création d’un ministère pour le delta du Niger. A l’évidence, il s’agit pour le président Yar’Adua d’avoir une prise directe dans l’affectation des ressources pour la région du delta, où les frustrations de la population expliquent largement le développement de la pratique du rapt et des sabotages des installations pétrolières. « Le Ministère coordonnera nos efforts pour relever les défis que présentent le développement des infrastructures, la protection de l’environnement et l’affectation de jeunes à des postes de responsabilité dans la région » a déclaré le président. Cette volonté affichée de prendre en charge les frustrations réelles des populations du delta s’accompagne d’un appel du gouvernement d’Abuja à la mise en place, sur le modèle du processus de Kimberley pour le diamant, d’un mécanisme contre la prolifération du « pétrole du sang » ou « blood oil ». L’appel a été lancé le 11 septembre, lors d’une conférence ouest-africaine sur la transparence dans les transactions pétrolières. Le parallèle entre les diamants, qui ont alimenté les guerres civiles au Liberia et en Sierra Leone, et le pétrole, volé dans le delta du Niger, est significatif. A New York, où il assiste à l’assemblée générale de l’Onu, le ministre des Affaires étrangères Ojo Maduekwe à redemandé une criminalisation internationale de l’achat du brut volé. Encore faut-il convaincre les populations du delta qu’elles gagneront au change.<o:p></o:p>

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Auteur :  Sana  HARB,  Alger  en  Algérie<o:p></o:p>

Publié  le :  19  octobre  2008<o:p></o:p>

Rubrique :  Afrique-économie<o:p></o:p>

Source :  Les  Afriques<o:p></o:p>

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Note :<o:p></o:p>

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Les  titres  de  chaque  article  sont  du  Groupe  Africdossier

Vous  pouvez  lire :  <o:p>« Les  Effets  Pervers  de  l'Or  Noir »</o:p>,  un  article  de  la  rédaction  Africdossier

 

 

 

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Les  titres  de  chaque  article  sont  du  Groupe  Africdossier

Vous  pouvez  lire :  <o:p>« Les  Effets  Pervers  de  l'Or  Noir »</o:p>,  un  article  de  la  rédaction  Africdossier

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